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Combien de bitcoins sont perdus ?

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POINTS CLÉS :

— Les bitcoins perdus, en raison de la perte des clés privées associées, sont définitivement retirés de la circulation, ce qui réduit l’offre disponible.

— Évaluer le nombre de bitcoins perdus implique des méthodes indirectes, notamment l’analyse des adresses dormantes, mais ces estimations demeurent approximatives et non définitives.

— Les bitcoins perdus renforcent la rareté, ce qui peut soutenir leur valeur. Cela met également en évidence l’importance d’une gestion sécurisée des clés, un enjeu auquel répondent les signers Ledger et les solutions telles que Ledger Recover™.

À mesure que l’écosystème Bitcoin se développe et s’ouvre à davantage d’utilisateurs, une chose est sûre : la blockchain est destinée au plus grand nombre. Encore faut-il en comprendre les principes fondamentaux et savoir protéger vos crypto-actifs. Sans cela, chaque transaction que vous validez reviendra à agir à l’aveugle. Les pertes d’actifs ne proviennent pas uniquement de contrats malveillants. Elles sont aussi le résultat d’erreurs humaines.

Prenons le cas de James Howells. En 2013, la compagne de cet ingénieur informatique britannique jette par mégarde un disque dur qui contenait l’accès à 8 000 bitcoins (aujourd’hui estimés à plus de 700 millions de dollars). Malgré son dernier projet d’acheter et de fouiller la décharge galloise où il a fini, les chances de le retrouver sont inférieures à celles de gagner plusieurs fois à la loterie.

Que dire de l’histoire tragique de Stefan Thomas ? Cet entrepreneur ne peut plus accéder à ses bitcoins, faute de se souvenir du mot de passe de son disque dur IronKey, qui contient les clés privées de son wallet crypto. Il ne lui reste que deux tentatives avant que le dispositif ne se verrouille définitivement, ce qui rend cette perte irréversible.

Estimer la quantité de bitcoins perdus

Début 2025, les analystes estiment qu’entre 2,3 et 3,7 millions de bitcoins sont définitivement perdus (source : Chainalysis), soit environ 11 à 18 % du plafond de BTC, fixé à 21 millions. Certains articles avancent même une estimation pouvant atteindre 4 millions de BTC (source : Fortune). Ces pertes influent directement sur l’offre réellement en circulation. Environ 19,8 millions de BTC ont déjà été minés, mais une fois les bitcoins perdus déduits, la quantité réellement utilisable se situerait plutôt entre 15,8 et 17,5 millions de BTC. Autrement dit, même si le plafond de 21 millions reste inchangé, la masse monétaire de bitcoins disponibles est nettement inférieure.

Que faut-il en conclure ? Et comment est-il possible de perdre des bitcoins ? Examinons ce phénomène de plus près pour mieux comprendre le fonctionnement du réseau Bitcoin.

Que signifie réellement « perdre » des bitcoins ?

C’est un fait : des bitcoins peuvent être « perdus ». Ils ne disparaissent pas pour autant : ils deviennent définitivement inaccessibles. Cela se produit lorsqu’un utilisateur égare, oublie ou détruit sa clé privée, le code secret unique qui permet d’accéder à ses bitcoins et de les dépenser.

Sans cette clé, les actifs restent inscrits sur la blockchain, le registre public décentralisé qui consigne l’ensemble des transactions. Contrairement aux systèmes bancaires traditionnels, où un mot de passe perdu peut être réinitialisé par une autorité centrale, la conception décentralisée de Bitcoin n’offre aucune possibilité de récupération. En conséquence, les bitcoins perdus sont effectivement retirés de la circulation, ce qui réduit l’offre disponible de la cryptomonnaie, dont le plafond est fixé à 21 millions de BTC.

Même perdus, les bitcoins existent toujours sur la blockchain. Ils sont simplement inutilisables sans la clé privée correspondante.

Imaginez un coffre-fort dont la combinaison a été perdue : le contenu est toujours à l’intérieur, mais plus personne ne peut y accéder. Cela met en lumière une caractéristique essentielle de la sécurité et de l’autonomie de Bitcoin : aucune entité centrale ne peut intervenir pour récupérer des clés perdues, ce qui place l’entière responsabilité de leur gestion sécurisée entre les mains de l’utilisateur. Par ailleurs, certains bitcoins sont volontairement « brûlés » en étant envoyés vers des adresses pour lesquelles aucune clé privée n’est connue, ce qui réduit encore l’offre en circulation.

En résumé, la perte de bitcoins constitue un risque réel et irréversible. Si l’on en croit le créateur de Bitcoin, il dirait (nous citons) : « Lost coins only make everyone else’s coins worth slightly more. Think of it as a donation to everyone » (Les bitcoins perdus ne font qu’augmenter légèrement la valeur de ceux des autres. Voyez cela comme un don à l’ensemble du réseau). Quelle que soit la manière dont on l’envisage, il est essentiel de protéger vos clés privées avec la plus grande rigueur.

Comment détermine-t-on la quantité de bitcoins perdus ?

Il n’est pas simple de déterminer avec précision combien de bitcoins ont été perdus, car les pertes ne sont pas identifiables comme telles sur la blockchain. Les analystes s’appuient donc sur l’étude des périodes d’inactivité et d’autres indicateurs indirects pour en estimer le volume. Passons en revue les principales méthodes utilisées :

Analyse des adresses dormantes

Cette méthode consiste à examiner les adresses restées inactives pendant de nombreuses années (généralement cinq à dix ans, voire davantage). Les bitcoins qui y sont conservés sont susceptibles d’être perdus, une inactivité prolongée pouvant indiquer que les clés privées ont été égarées ou que leur détenteur est décédé. Selon des recherches publiées en 2025 par des sociétés telles que Chainalysis et River Financial, entre 1,5 et 2,0 millions de BTC auraient ainsi été perdus en raison de clés oubliées.

Récompenses de minage non réclamées

Aux débuts de Bitcoin, certains mineurs n’ont jamais transféré les BTC qu’ils avaient minés. C’est notamment le cas du créateur pseudonyme de Bitcoin, Satoshi Nakamoto, qui aurait miné environ 1 million de BTC entre 2009 et 2010 sans jamais les transférer. Ces actifs, ainsi que d’autres BTC minés restés inactifs, représenteraient à eux seuls près de 1 million de BTC potentiellement perdus.

Bitcoins brûlés

Il arrive que des détenteurs envoient volontairement des BTC vers des adresses auxquelles aucune clé privée connue n’est associée, appelées « burn addresses ». Ces bitcoins sont alors définitivement irrécupérables. Bien que marginales, ces pratiques contribuent au volume total de bitcoins perdus.

Analyses en chaîne et heuristiques

Des entreprises telles que Chainalysis et Glassnode s’appuient sur des outils analytiques avancés pour regrouper des adresses en portefeuilles, et examiner les sorties de transactions non dépensées (« Unspent Transaction Outputs », ou UTXO), ainsi que l’activité des wallets. À partir de ces données, elles formulent des estimations fondées sur différents indicateurs, notamment les BTC restés immobiles depuis les premières années du réseau.

Malgré la rigueur de ces méthodes, les chiffres avancés demeurent des estimations. Une adresse inactive n’implique pas nécessairement une perte définitive. En effet, certains détenteurs conservent simplement leurs bitcoins sur le long terme, dans une logique de conservation (« HODL »).

La « poussière » de bitcoin correspond-elle à des bitcoins perdus ?

On appelle « poussière » (dust dans la langue de Shakespeare) des montants infimes de cryptomonnaie, si faibles que les frais nécessaires pour les dépenser dépassent souvent leur valeur. Autrement dit, quelques fractions de bitcoin peuvent rester inutilisées simplement parce que leur transfert coûterait plus cher que le montant lui-même. À l’inverse, les bitcoins « perdus » désignent des actifs devenus définitivement inaccessibles, lorsque leur détenteur a égaré les clés privées permettant d’y accéder et de les dépenser.

Concrètement, la poussière correspond à de très petits montants de BTC (généralement inférieurs à 0,00010000 BTC, lorsqu’ils sont exprimés avec huit décimales) qu’il n’est pas économiquement pertinent de transférer compte tenu des frais de transaction. En pratique, des montants tels que 0,00000546 BTC, voire 0,00000001 BTC (soit 1 satoshi, la plus petite unité de Bitcoin), peuvent être considérés comme de la poussière selon le niveau des frais.

Poussière de bitcoin, entre janvier 2011 et janvier 2024. Source.

Le graphique ci-dessus illustre la croissance de la poussière de bitcoin entre 2011 et 2024. On observe une progression régulière du volume total, atteignant 1 510,02 BTC, ainsi qu’une forte hausse de la quantité d’UTXO de faible montant, qui atteint 100,60 millions en 2024, marquée par une nette accélération après 2018. L’adresse la plus poussiéreuse, un wallet Huobi, détient 12,47 BTC répartis en 1 597 917 UTXO.

À la différence de la poussière, les bitcoins perdus sont totalement inaccessibles, inscrits sur la blockchain sans que personne ne puisse les utiliser. La poussière, elle, n’est pas perdue au sens strict : son détenteur peut toujours y accéder via ses clés privées. Simplement, les frais de transaction rendent le plus souvent leur dépense peu rationnelle. Si le cours du bitcoin augmentait fortement, le transfert de ces poussières pourrait redevenir économiquement intéressant.

À l’inverse, des bitcoins réellement perdus le sont de manière définitive : sans clé privée, aucun accès n’est possible, il n’y a plus aucune chance de les récupérer. La poussière peut donc sembler immobilisée, mais elle ne constitue pas une perte technique, plutôt une contrainte pratique qu’une disparition irréversible.

Pourquoi ne s’agit-il que d’estimations ?

Les données de la blockchain présentent des limites structurelles qui empêchent de déterminer avec certitude le nombre exact de bitcoins perdus. L’inactivité d’un wallet n’est pas nécessairement liée à la perte des clés. Certains détenteurs conservent volontairement leurs BTC, pour des raisons stratégiques ou personnelles. Par ailleurs, des mouvements ponctuels de faible montant, tels que des transactions de « poussière », peuvent brouiller l’analyse et compliquer l’estimation des bitcoins perdus. Les analystes doivent donc s’appuyer sur des modèles statistiques et des raisonnements probabilistes, en assumant une marge d’incertitude.

Les bitcoins perdus le sont-ils définitivement ?

De manière générale, la récupération de bitcoins perdus n’est envisageable que si l’utilisateur retrouve les clés privées ou les seed phrases associées. En leur absence, toute tentative est vouée à l’échec : Bitcoin repose sur des mécanismes cryptographiques conçus pour empêcher tout accès non autorisé ou toute annulation de transaction.

Toutefois, dans certaines situations, des bitcoins considérés comme perdus peuvent être récupérés :

  1. Découverte de sauvegardes oubliées : il arrive que des détenteurs retrouvent l’accès à leurs BTC en mettant la main sur un wallet Bitcoin égaré ou une sauvegarde oubliée (une phrase de récupération notée sur un papier, une clé USB, un ancien ordinateur). Ces situations restent rares, mais plusieurs d’entre elles ont été largement documentées en ligne.
  2. Services spécialisés de récupération de wallet crypto : certaines entreprises proposent des services de récupération lorsqu’une partie des informations demeure disponible. C’est le cas, par exemple, si le propriétaire se souvient d’une majeure partie de sa phrase de récupération ou de son mot de passe. Ces spécialistes ont recours à des logiciels dédiés et à des techniques cryptographiques pour tenter de restaurer l’accès. Les chances de succès restent limitées, mais ces services peuvent, dans certains cas, offrir une solution. En revanche, des escrocs ciblent fréquemment les utilisateurs ayant perdu l’accès à leurs actifs, en usurpant l’identité de sociétés légitimes ou en affirmant, à tort, pouvoir récupérer les BTC par leurs propres moyens.
  3. Solutions préventives de sauvegarde des clés : conscients des risques liés à la perte de clés privées, certains wallets crypto proposent désormais des solutions destinées à prévenir ce type de situation. C’est notamment le cas de Ledger avec la solution : Ledger Recover.

Ledger Recover, fourni par CoinCover, vous permet de créer une sauvegarde pour votre phrase de récupération sous forme de fragments chiffrés, stockés auprès de tiers de confiance. En cas de perte d’accès, l’utilisateur peut récupérer ses clés après vérification de son identité. Ce type de service doit être configuré en amont : il s’agit d’une mesure préventive, et non d’un mécanisme de récupération rétroactif.

Protégez durablement vos bitcoins avec Ledger

La perte de bitcoins réduit l’offre réellement disponible. Or, il n’est pas possible de « créer » des BTC au-delà du plafond. Cette diminution de l’offre renforce donc la rareté des BTC en circulation. Satoshi Nakamoto soulignait d’ailleurs que les bitcoins perdus s’apparentent, indirectement, à un don fait aux autres détenteurs, puisqu’ils contribuent à réduire l’offre et peuvent ainsi soutenir la valeur des BTC encore en circulation.

Une perte de bitcoins est irréversible, c’est une triste réalité. Si vous détenez des bitcoins, il est donc essentiel d’accorder la plus grande attention à la gestion de vos clés privées, afin d’évoluer sereinement dans l’écosystème Web3 et d’assumer pleinement la conservation personnelle de vos actifs.

Ledger vous offre tout cela, et bien plus encore.

Plus de dix ans d’expérience, un modèle de sécurité éprouvé, la signature hors ligne avec des clés privées qui ne quittent jamais une puce Secure Element certifiée CC EAL6+, qui n’a jamais été piratée. Vous profitez également de l’écosystème innovant et sécurisé de Ledger Wallet™, de signers de nouvelle génération dotés d’écrans tactiles sécurisés, des initiatives de signature en clair et des services préventifs tels que Ledger Recover offrent une protection essentielle contre la perte de crypto-actifs. Une fois des bitcoins perdus, ils le sont définitivement. Pourquoi prendre ce risque ?

Commandez votre signer Ledger dès aujourd’hui et vivez une expérience crypto fluide et sereine.


La transition : des wallets physiques aux signers

Les cryptos ont peut-être commencé comme une expérience audacieuse, mais leur adoption a augmenté à mesure que la technologie et l’expérience utilisateur ont évolué. Cependant, la terminologie est restée bloquée à ses balbutiements.

Nous avons appelé nos appareils « wallets physiques », une appellation qui a prêté à confusion : le matériel a été mal défini, et le rôle du logiciel (Ledger Live) est resté dans l’ombre. Et les utilisateurs s’y sont perdus en route.

Beaucoup ont cru que :

  • Les cryptos étaient stockées dans l’appareil (elles ne le sont pas).
  • Qu’en perdant son appareil, on perdait aussi ses actifs (ce n’est pas le cas).
  • Tout se jouait uniquement dans l’appareil (ce n’est pas le cas).
  • Ces 24 mots étaient un fardeau réservé aux plus technophiles (ce n’est plus le cas).

Ce ne sont pas de simples idées reçues. Ce sont des obstacles à l’adoption. Chez Ledger, nous sommes convaincus que la simplicité et la transparence sont essentielles pour faire progresser l’écosystème.

Nous repensons donc la façon dont nous parlons de nos produits. Ce changement redéfinit la façon dont chacun perçoit la propriété numérique.

Wallets physiques → signers

Les appareils Ledger ne stockent pas de cryptos. Ils signent des transactions. Ils prouvent votre intention. Ils vérifient votre identité. Ils font le lien, en toute sécurité, entre votre identité et vos opérations en ligne. Ce ne sont pas de simples coffre-forts. Ils ne se contentent pas seulement de stocker des clés. Ils vous permettent de vous faire confiance.

Nous les appelons désormais signers, car c’est vraiment ce qu’ils sont.

Dans un monde où l’IA devient chaque jour plus puissante, l’authenticité humaine compte plus que jamais. Un signer est plus qu’un simple appareil de sécurité : il est le gardien cryptographique de votre identité. Il vous offre une base solide et sécurisée pour posséder, valider et protéger votre vie numérique, en toute indépendance. Que vous envoyiez une transaction, signiez un contrat ou vérifiiez vos identifiants, votre signer Ledger vous permet, à vous et à vous seul(e), de donner votre accord numérique : votre preuve d’identité. Ensemble, les signers et Ledger Wallet redéfinissent la notion de contrôle numérique : clair, sûr et sans compromis.


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